VALEURS DE L'OLYMPISME

L'Olympisme dépasse largement le cadre des Jeux. Ses valeurs sont autant de bonnes ondes que la candidature veut insuffler aux Jeux de Paris 2024 et à la France en général.

 

La Charte olympique en résume le propos dans son préambule : « L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple, la responsabilité sociale et le respect des principes éthiques fondamentaux universels. »

 

Aujourd’hui, l’Olympisme s’articule autour de trois valeurs fondamentales : l’excellence, l’amitié et le respect.

 

L’excellence consiste à donner le meilleur de soi, sur le terrain ou dans la vie. Il ne s’agit pas seulement de gagner, mais surtout de participer, progresser par rapport à des objectifs que l’on s’est fixés, s’efforcer de se dépasser au quotidien.

L’amitié doit conduire à bâtir un monde meilleur et plus paisible grâce au sport, à la solidarité, à l’esprit d’équipe, à la joie et à l’optimisme. Considérer le sport comme instrument visant une meilleure compréhension mutuelle entre les individus et les peuples du monde entier, malgré les différences.

Enfin, derrière la valeur de respect se distingue la volonté de se respecter, respecter son corps, respecter les autres et les règles ainsi que l’environnement. Dans le cadre du sport, le respect va de pair avec le fair-play et la lutte contre le dopage ou tout autre comportement contraire à l’éthique.

Chacune de ces trois valeurs trouve son expression dans l’un ou l’autre des symboles de l’Olympisme et du mouvement olympique. La devise des Jeux, « Citius, Altius, Fortius », exprime l’excellence. Elle encourage les athlètes à donner le meilleur d’eux-mêmes. La flamme symbolise l’amitié entre les peuples, avec son relais parcourant de nombreux pays dans le monde. Les anneaux, eux, représentent le respect, réunissant toutes les nations et les cinq continents sans discrimination. 

 

 

Dans les faits, l’Olympisme dépasse largement le cadre des Jeux Olympiques. Son impact et son influence ne cessent de s’étendre, dans le sport mais également dans la société. Il s’exprime aujourd’hui dans des domaines et sous des formes très variés.

 

En voici quelques exemples :

La Solidarité Olympique. Soutenu et piloté par le CIO, ce vaste fond d’aide aux Comités Nationaux Olympiques permet, entre autres, de financer des programmes d’entraînement d’athlètes et de formation des entraîneurs. Pour l’olympiade 2013-2016, il se monte à 438 millions de dollars. Dans les pays les plus pauvres de la planète, la Solidarité Olympique constitue souvent la seule ressource du Comité National Olympique.

La Journée olympique. Une fois par an, le 23 juin, date de naissance des Jeux modernes, le monde entier se met au diapason de l’esprit olympique en célébrant ses valeurs et les bienfaits de l’activité sportive. Une journée marquée par l’organisation de multiples manifestations et activités à l’échelle locale ou nationale.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse. A l’initiative de Jacques Rogge, son ancien président, le CIO a créé à la fin des années 2000 un nouvel événement au label olympique, les JOJ. Destinés aux athlètes âgés de 15 à 18 ans, ils associent compétitions sportives et activités d’échanges. Leur première édition, pour l’été, a été organisée à Singapour en 2010. La version hivernale a vu le jour deux ans plus tard à Innsbruck.

L’éducation par le sport. Associé à l’UNESCO, le CIO multiplie les initiatives sur l’ensemble de la planète pour encourager les jeunes à renoncer à leurs habitudes sédentaires et améliorer la qualité de l’éducation physique à l’école. Un programme aux nombreuses ramifications, matérialisé notamment par des forums et colloques internationaux, mais également par un programme culturel et éducatif, tous les deux ans, aux Jeux Olympiques de la Jeunesse.

La chaîne olympique. La dernière en date des innovations du CIO. Une chaîne de télévision entièrement dédiée aux Jeux et à l’olympisme, accessible gratuitement sur Internet. Elle aura pour vocation de faire vivre l’esprit des Jeux, leur actualité et leur émotion, d’un bout à l’autre de l’olympiade.

 

Le CIO fait vivre l’Olympisme par ses valeurs, ses programmes et son réseau d’influence dans le mouvement sportif. Il l’entretient également par ses moyens financiers. Il reverse ainsi plus de 90% de ses revenus issus du marketing et des droits TV à des organisations appartenant au Mouvement olympique. Le reste, la part la plus réduite, est utilisé pour couvrir les frais administratifs et les dépenses de fonctionnement. Parmi les bénéficiaires des ressources du CIO figurent les Comités Nationaux Olympiques, les Fédérations Internationales, ou encore l’Agence mondiale antidopage (AMA).

 

Autres bénéficiaires : les comités d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (COJO). Avant même le choix de la ville hôte, le CIO assure aux futurs organisateurs une part des revenus issus des droits de télévision et du programme marketing. Pour les Jeux d’été en 2024, cette manne financière s’élèvera à 1,7 milliards de dollars. La garantie pour la ville organisatrice de couvrir ainsi une grande partie de son budget d’organisation.